La ronce, plante sauvage et mal-aimée est utilisée médicinalement depuis au moins l'antiquité.
Elle est aujourd'hui connue principalement pour ses tanins qui lui confère sa propriété d'astringence, c'est à dire qui resserre les tissus. Ses tanins font aussi de la ronce une plante médicinale antibactérienne et antioxydante.
Dioscoride médecin du Ier siècle vantait ses propriétés astringentes en ses termes : "la décoction des rameaux resserre l'intestin et l'utérus, les feuilles mâchées raffermissent les gencives[...]"
Paul-Victor Fournier écrivait "Les feuilles et les jeunes pousses de la Ronce sont légèrement astringentes, toniques, diurétiques et dépuratives". Il citait l'infusion pour traiter par exemple la diarrhée chronique, la toux, les mots de gorge... Mais aussi la décoction un peu forte pour des gargarismes et bains de bouche en cas de stomatite ou de ramollissement et d'inflammation des gencives, rejoignant ainsi Dioscoride plus d'un millénaire plus tard.
Pour rester dans la même thématique, Michel Pierre (Dirigeant de l'herboristerie du Palais Royal à Paris) indique ainsi l'emploi bien connu de la ronce en bain de bouche (en faisant une décoction) pour les aphtes. Il précise aussi sa propriété moins connue de vasoconstrictrice (rétrécissement des vaisseaux sanguins et augmentation de la pression sanguine) "dans les traitements circulatoires, de la vigne rouge et du marron d'Inde".